Mafate et le Marronnage

Quand un esclave ne se plaît pas chez son maître, quand il est mal traité ou mal nourri, ou quand son désir de liberté est plus fort que les châtiments, l’esclave s’enfuit dans les bois, ou tente de voler un canot.

Le Marronnage a commencé avec le peuplement Bourbon. Mais le phénomène reste limité jusqu’au début du 18ème siècle: on ne compte alors qu’une dizaine de Marrons, qui vivotent par petits groupes dans le cirque de Mafate, et qui, pour tout délit, volent quelques légumes et volailles. On ne craignait plus les révoltes d’esclaves que les attaques de Marrons. Cependant, le mouvement prend de l’ampleur. Dans l’espoir de l’enrayer, en 1919 on promet une amnistie aux Marrons qui viendront se rendre. Ce système, qui avait bien fonctionné avec les forbans, fut un échec. Des peines sévères sont élaborées pour que les esclaves fugitifs et les récidivistes. Ceci ne suffit toutefois pas à stopper le Marronnage.

En 1725, ils sont de plus en plus organisés et sont composés en majorité de Malgache issus des peuples guerriers, caressant toujours l’espoir de rejoindre leur île en barque. Ils sont plus combatifs et rebelles que les Indiens, Cafres de Mozambique ou Noirs de Guinée et du Sénégal.

Le conseil supérieur de Bourbon ordonne de tuer les Noirs fugitifs qui refuseront de se rendre; l’année suivante, il promet 30 livres de récompense pour tout Marron prit mort ou vif. En 1727, la compagnie invite le conseil à,montrer une expédition punitive. En 1728, elle donne ordre au Sieur De Brousse de << marcher le même avec un détachement, et de tâcher d’exterminer cette race >>. En 1729, un règlement est établi pour les détachements d’habitants qui iront  à la chasse aux Marrons.

Le Marronnage, île de la Réunion 18ème siècle

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